Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, est un rappeur français né le 9 septembre 1976 à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine d'une mère française et d'un père sénégalais. Il utilise également les pseudonymes B2O ou B2OBA.
Avec son compère Ali, issu d'Issy-les-Moulineaux, ils montent le groupe underground « Lunatic » avec lequel ils participent à diverses mixtapes et compils. En 2000, ils éditent leur seul et unique album intitulé « Mauvais ¼il » sous le label “45 Scientific”. L'album fait mouche, et sera bien vite perçu par les puristes comme un classique dans son genre. Le groupe se dissout en 2002 pour des raisons personnelles alors que B2O signe son 1er album solo intitulé « Temps Mort », toujours chez “45 Scientific”. Cet album, avec le passage du titre « Destinée » (avec Kayna Samet) en radio, et notamment sur Skyrock, permet à Booba de se faire connaître d'un public plus large. Booba quitte le 45 Scientific pour creer son propre label Tallac records, et, le 11 mai 2004 sortir son 2nd album solo intitulé « Panthéon », double disque d'or depuis, avec des titres comme « N°10 », « Avant de partir... », « Mon son », etc.
En 2005, 153 députés et 49 sénateurs demandent au ministère de la justice d'envisager poursuites à l'encontre de plusieurs groupes de rap, dont Lunatic, pour incitation au racisme anti-blanc et à la haine de la France[1].
Le 3e album solo de l'« Ourson », intitulé Ouest Side, est sorti le 13 février 2006. Le premier single qui en est extrait est « Garde la pêche », puis paraît « BoulBi », et enfin « Au Bout Des Rêves (feat TRADE UNION et RUDY) » . Lors de sa première semaine, Ouest Side se classe 1er du classement des meilleurs ventes d'album et est désormais disque d'or.
En février 2006, Booba a fait appel à la police suite au kidnapping de sa mère et son frère, une rançon de 500.000¤ et de deux CD dédicacés étaient demandés. L'intervention des forces de l'ordre a mis fin à l'enlèvement sans remise de rançon[2].
Le Vendredi 3 Novembre il fait une apparition remarquée à l'émission Star Academy , il est le premier du genre à s'y rendre. Pendant son passage, il chanta sa chanson "Au bout de mes rêves", insistant sur le fait que "S'il [n'y] va pas, les gens penseront que le rap c'est K-maro et Tragédie."
Discographie de Booba
Le Crime Paie (1996, Lunatic) ;
Mauvais Oeil (2000, Lunatic) ;
Temps Mort (2002) ;
Panthéon (2004) ;
Autopsie volume 1 (2005) ;
Ouest Side (2006).
Booba aborde souvent certains thèmes, traditionnels du rap français ou plus personnels. La particularité de Booba est qu'il correspond à la caricature du rappeur gangster faisant l'apologie de l'argent facile et du crime (il est surnommé le "rappeur nanar" d'après Roi Heenok, celui-ci l'ayant par ailleurs "clashé"). Mais d'un autre côté, ce nihilisme est teinté de désespoir. Il ne s'agit pas de prôner gaiement le capitalisme à outrance mais plutôt de se plier aux règles malsaines de ce monde par résignation. Plutôt que d'aller à l'encontre de cette société vénale, Booba ne voit d'autre choix que de s'y laisser corrompre pour ne pas en être la victime. Booba assume totalement cette partie obscure de sa personalité et cela fait de lui quelqu'un de rare. Mais d'un autre côté, on constate qu'il est tiraillé entre le bien et le mal. Tout cela fait de lui un être mystérieux, fascinant, qui peut être attachant ou repoussant, mais qui intrigue.
Par un style extrêmement agressif, Booba fait de lui-même dans son ½uvre en utilisant l'égo-trip ; en cela certains le considèrent comme étant de nature arrogante. Les textes de Booba sont riches en métaphores et autres techniques poétiques, conjointement avec un langage grossier qu'il utilise pour renforcer ses images. Booba utilise des textes simples et efficaces qui marquent les esprits et sollicitent la quiétude de son public.
Booba fait partie du 92i regroupant des rappeurs des hauts de Seine (92): Malekal Morte (Mala, Bram's et Issaka). Autrefois le 92i comprenait aussi Nessbeal, Ali, Sir Doums.
Certains rappeurs comme ky'zer, MC Jean Gab'1 ou encore Alpha 5.20 ont enregistré des chansons s'en prennant à Booba mais toutes ces attaques sont restées sans grand écho. Mais rappelant en cela beaucoup les Etats-Unis, ceux que l'on considére comme étant les deux meilleurs rappeurs français, Booba et Rohff sont entrés, par jeu selon Booba, dans une logique de "Beef". Ainsi Rohff a attaqué très durement Booba notamment dans "Tu T'Reconnais" avec Sefyu & Ikbal Vocal, "Code 187" en featuring avec Alibi Montana, Kamelancien et Sefyu Molotov, "Bonhomme" en featuring avec Ikbal Vockal.
Hormis le 92i, B2O a collaboré avec de nombreux artistes, dont la Mafia K'1 Fry, 113, Kenedy, Arsenik, Intouchable, Trade Union,... Lors du Ünkut Contest à Paris, Booba, l'organisateur, a invité Diam's, Mac Tyer (Tandem), La Fouine et Rim-K (113) à composer le jury de cet évènement hip-hop. Booba compte également parmi ses amis le rappeur américain Akon et le joueur de basket-ball Tony Parker.
Diam's déclare dans sa chanson Jeune demoiselle que le "mec mortel" qu'elle recherche "a la plume de Booba".
Booba a récemment fait du featuring sur le single "me and U" de la jeune artiste américaine Cassie, qui est ex-top model.
Nous sommes en 1996, c'est "Le crime paie" sur la compilation Hostile, sorte de manifeste du rap de rue, en tout cas un vivier auquel une grande partie du rap français n'en finira pas d'immensément puiser. Booba dont les promiscuités successives avec les plus importantes formations du rap français, La Cliqua, X-men du temps de Time Bomb, le Beat de Boul, ne sont certainement pas dues au hasard, depuis ses premières compositions avec son groupe Lunatic, et avant même "Le crime paie" ou le titre "Les vrais savent" sur la compilation L432, a toujours étonnamment su faire se rejoindre la brutalité sèche du constat et un registre plus sophistiqué : une savante élaboration rythmique dans son écriture, une manière de procéder par images que même ses détracteurs ne lui enlèveraient pas. Sans jamais verser dans aucun catéchisme quel qu'il soit, assumant un matérialisme en passe de devenir le mot d'ordre de notre société, renonçant à toute morale, Booba avance à visage découvert jusqu'à son premier album solo Temps mort en 2002, où l'espace qu'il s'est créé lui permet d'exprimer sans entrave ni inhibition l'extrême particularité de ses visions. Aussi étrange que cela paraisse ce sont bien des visions qui portées par la musique et un flow rauque sinon rocailleux touchent d'autant plus leur but, et ce n'est certes pas l'auteur lui-même qui nous contredira, lui qui dit écrire dans une espèce de flou, de flash.
Des exemples ? Qui aurait songé à voir dans le matérialisme la perspective de laisser tout en pourboire au croquemort, dans une insomnie un marchand de sable sniffant de la coke ? Pour traduire la violence de cette époque, s'imaginer un f½tus avec un calibre, ou, exposant sa difficulté à trouver le sommeil concevoir le geste de verser sa peine et son insomnie dans la feuille à rouler ?
Tel est bien Booba, lui qui se veut la tornade de Boulogne, un créateur d'images mystérieuses qui s'incrustent en nous, s'incisent, collant à nos rétines, un auteur dont la force première est d'abord de nous parler plus que de lui : à partir de lui (ce dans un mouvement, le rap français, où l'expression communautaire l'emporte généralement sur le point de vue individuel).
Pour preuve, avec l'album Panthéon, Booba installé en solo innove avec la création d'un territoire fantasmatique "Tallac", comme si la singularité de sa langue nécessitait parallèlement un lieu qui lui fût propre. Après avoir enchaîné en indépendant rien moins que deux disques d'or, Mauvais ½il avec Lunatic et Temps mort son premier solo, un single "Destinée" lui assure enfin des passages radio et un titre sur la bande originale de Taxi 3 renforce sa notoriété. La notoriété ? Disons le v½u de la société d'enfouir et masquer la singularité de l'individu derrière une série d'ennuis divers avec la justice de Booba à la une alors que le silence est de mise lorsqu'il s'agit de sa musique dans les médias.
On comprend son désir d'exil à "Tallac" et quoique le rappeur demeure un ardent représentant des Hauts-de-Seine, quoique ni sa mélancolie spécifique ni sa sombre brutalité dans l'exposition des faits n'aient été altérées sur ce nouvel album, nous retrouvons ce sentiment clair de triomphe qui leur fait opposition et contribue à la force des disques de Booba. On n'intitule pas pour rien son disque Panthéon. Comme Jean Genet, Booba aurait pu dire : "ma victoire est verbale".
Le rappeur Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, est né le 9 décembre 1972. Originaire de Boulogne, il débute assez tôt dans la chanson, en 1994, avec les groupes Beat de Boul et Time Bomb. Le dernier était déjà formé de grands rappeurs français comme Oxmo Puccino, Hi-Fi et Ali.
Deux ans après ces débuts, il se démarque avec « Le crime paie » sur la compilation Hostile, cosigné avec Ali avec lequel il a formé le groupe Lunatic.
Il faudra attendre 2002 pour le voir sortir son premier album solo, Temps Mort dans lequel l'auteur nous parle avant tout de lui et nous fait partager ses émotions, ses visions mystérieuses. Un style qui perdure dans son deuxième album solo, Panthéon où l'auditeur se perd dans un univers étrange et flou.
Un talent qui lui a valut deux disques d'or (Mauvais ½il et Temps Mort), une notoriété sur les ondes FM et surtout un titre sur la bande originale du film Taxi 3.
En 2006, Booba revient sur les devants de la scène avec la sortie de son dernier album Ouest Sibe.
Nous sommes en 1996, c'est "Le crime paie" sur la compilation Hostile, sorte de manifeste du rap de rue, en tout cas un vivier auquel une grande partie du rap français n'en finira pas d'immensément puiser. Booba dont les promiscuités successives avec les plus importantes formations du rap français, La Cliqua, X-men du temps de Time Bomb, le Beat de Boul, ne sont certainement pas dues au hasard, depuis ses premières compositions avec son groupe Lunatic, et avant même "Le crime paie" ou le titre "Les vrais savent" sur la compilation L432, a toujours étonnamment su faire se rejoindre la brutalité sèche du constat et un registre plus sophistiqué : une savante élaboration rythmique dans son écriture, une manière de procéder par images que même ses détracteurs ne lui enlèveraient pas. Sans jamais verser dans aucun catéchisme quel qu'il soit, assumant un matérialisme en passe de devenir le mot d'ordre de notre société, renonçant à toute morale, Booba avance à visage découvert jusqu'à son premier album solo Temps mo rt en 2002, où l'espace qu'il s'est créé lui permet d'exprimer sans entrave ni inhibition l'extrême particularité de ses visions. Aussi étrange que cela paraisse ce sont bien des visions qui portées par la musique et un flow rauque sinon rocailleux touchent d'autant plus leur but, et ce n'est certes pas l'auteur lui-même qui nous contredira, lui qui dit écrire dans une espèce de flou, de flash.
Des exemples ? Qui aurait songé à voir dans le matérialisme la perspective de laisser tout en pourboire au croquemort, dans une insomnie un marchand de sable sniffant de la coke ? Pour traduire la violence de cette époque, s'imaginer un f½tus avec un calibre, ou, exposant sa difficulté à trouver le sommeil concevoir le geste de verser sa peine et son insomnie dans la feuille à rouler ? Tel est bien Booba, lui qui se veut la tornade de Boulogne, un créateur d'images mystérieuses qui s'incrustent en nous, s'incisent, collant à nos rétines, un auteur dont la force première est d'abord de nous parler plus que de lui : à partir de lui (ce dans un mouvement, le rap français, où l'expression communautaire l'emporte généralement sur le point de vue individuel).
Pour preuve, avec l'album Panthéon, Booba installé en solo innove avec la création d'un territoire fantasmatique "Tallac", comme si la singularité de sa langue nécessitait parallèlement un lieu qui lui fût propre. Après avoir enchaîné en indépendant rien moins que deux disques d'or, Mauvais ½il avec Lunatic et Temps mort son premier solo, un single "Destinée" lui assure enfin des passages radio et un titre sur la bande originale de Taxi 3 renforce sa notoriété. La notoriété ? Disons le v½u de la société d'enfouir et masquer la singularité de l'individu derrière une série d'ennuis divers avec la justice de Booba à la une alors que le silence est de mise lorsqu'il s'agit de sa musique dans les médias.
On comprend son désir d'exil à "Tallac" et quoique le rappeur demeure un ardent représentant des Hauts-de-Seine, quoique ni sa mélancolie spécifique ni sa sombre brutalité dans l'exposition des faits n'aient été altérées sur ce nouvel album, nous retrouvons ce sentiment clair de triomphe qui leur fait opposition et contribue à la force des disques de Booba. On n'intitule pas pour rien son disque Panthéon. Comme Jean Genet, Booba aurait pu dire : "ma victoire est verbale".